Ferrari Enzo : Antoine Dufilho intègre le carbone pour la première fois

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La Ferrari Enzo introduit une nouveauté dans le travail d’Antoine Dufilho. Pour la première fois, le sculpteur français utilise le carbone. Ce matériau issu de la compétition automobile entre dans l’atelier de la campagne lilloise.

La Ferrari Enzo, une supercar entrée dans la légende

La Ferrari Enzo tient une place à part dans l’histoire de la marque au cheval cabré. Présentée en 2002, cette supercar rend hommage au fondateur de la Scuderia, Enzo Ferrari, disparu en 1988. Produite jusqu’en 2004 à environ 400 exemplaires, elle représente ce que Maranello savait faire de mieux au tournant du millénaire.

Son moteur V12 de 6 litres développe 660 chevaux. À l’époque, la Enzo concentrait les technologies issues de la Formule 1. Sa ligne, signée Ken Okuyama pour Pininfarina, tranche avec les courbes sensuelles des Ferrari précédentes. Formes anguleuses, prises d’air proéminentes, aérodynamique agressive : tout est pensé pour la performance.

Ce modèle s’impose comme un choix logique pour inaugurer le carbone chez Antoine Dufilho. La Enzo originale utilise elle-même ce matériau dans sa structure et sa carrosserie. L’artiste maintient ainsi une cohérence entre le modèle et son interprétation.

Le carbone fait son entrée dans l’atelier Dufilho

Pour la première fois, une sculpture d’Antoine Dufilho embarque du carbone.

Un matériau qui parle aux passionnés

Le carbone porte en lui toute l’histoire de la compétition automobile. Utilisé en Formule 1 depuis les années 1980, il incarne la recherche de légèreté et de performance. Sa texture tissée, reconnaissable immédiatement, renvoie au sport automobile de haut niveau.

Avec ce matériau, Antoine Dufilho élargit sa palette technique. Aluminium, acier inoxydable poli miroir, acier corten, ébène : au fil des années, l’artiste a exploré différentes matières. Le carbone vient compléter cet ensemble.

Le dialogue entre les matériaux

Sur la sculpture Ferrari Enzo, le carbone côtoie l’inox poli miroir. Le contraste fonctionne : d’un côté la texture mate et tissée du carbone, de l’autre les reflets brillants de l’acier inoxydable. Les éléments en carbone, placés sur les parties basses de la sculpture, rappellent directement les supercars.

Ce mélange de matériaux n’est pas nouveau chez Antoine Dufilho. Dès 2013, avec sa Mercedes Streamliner, il associait déjà ébène et inox poli miroir. La combinaison carbone et inox poursuit cette recherche. L’ensemble des modèles de la collection montre cette évolution dans le choix des matériaux.

La technique Dufilho au service de la Enzo

La Ferrari Enzo, hypercar de légende, profite pleinement de la technique des plaques orientées de l’artiste.

L’effet de disparition

La sculpture Ferrari Enzo utilise la technique Streamline développée par Antoine Dufilho. Le principe : une découpe transversale du sujet en plaques successives. Résultat : la sculpture semble disparaître quand on l’observe de profil, puis réapparaît quand on tourne autour. Les lignes de la Enzo, dessinées pour dépasser 350 km/h, se prêtent bien à cette approche.

Le socle en inox poli miroir renforce l’effet. Le reflet dédouble la sculpture et accentue l’impression de légèreté. Cette base réfléchissante revient sur de nombreuses pièces de l’artiste.

Deux versions, deux ambiances

La Ferrari Enzo existe en deux versions. La première, sombre, joue sur les reflets entre les plaques. La lumière glisse sur les surfaces et creuse les volumes. Cette version met en avant la structure et les lignes de la sculpture.

La seconde, rouge, reprend la couleur historique de Ferrari. Le rouge laqué tranche avec le carbone apparent. Le mélange évoque directement les supercars de Maranello.

Sur les deux versions, les roues circulaires en inox poli encadrent la sculpture. Leur forme simple contraste avec la complexité des plaques du fuselage.

Une évolution continue

L’arrivée du carbone dans le travail d’Antoine Dufilho s’inscrit dans une démarche d’exploration. Depuis 2011 et sa première Bugatti Type 35 en aluminium plein, le sculpteur teste de nouvelles techniques et de nouveaux matériaux.

Diplômé de l’École d’Architecture et de Paysage de Lille, Antoine Dufilho a construit son atelier dans la campagne lilloise à partir de containers maritimes. Il y développe ses techniques, de la soudure au moulage. Cette approche autodidacte lui laisse une liberté totale sur chaque projet. Les collectionneurs intéressés par une pièce sur mesure peuvent consulter les projets réalisés sur commande.

Représenté dans plus de 60 galeries en France et à l’étranger, Antoine Dufilho poursuit ses recherches. La Ferrari Enzo avec carbone pourrait annoncer d’autres créations utilisant ce matériau.

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